Franck Alexandre est né en 1970 à Aubervilliers, a grandi dans la banlieue nord de Paris.
Cet environnement urbain a profondément façonné son regard photographique, sensible aux marges, aux fissures et à la texture brute de la ville.
Il découvre la photographie à New York, influencé par des artistes tels que Daido Moriyama, Aaron Siskind et William Klein.
Sa démarche artistique s’inscrit dans une photographie urbaine poétique et expérimentale. Il explore le mouvement, la vitesse et l’abstraction au cœur du quotidien.
À travers les reflets, les flous directionnels et les surfaces urbaines, il interroge notre perception du réel et la mémoire des espaces traversés.
Dissimulé dans la foule, son regard révèle notre réalité telle qu’il la perçoit : abîmée, sombre, anonyme.
Le spectateur découvre, dans les fissures de la ville, sous la saleté des trottoirs, sur les murs balafrés, dans les visages saisis au passage, l’abîme que nous enjambons chaque jour sans le remarquer.
Avec la série Radical, il développe une approche visuelle fragmentée, où chaque image devient une trace, une impression fugace, une observation inconsciente du paysage urbain.
Son travail oscille entre narration, silence et disparition.
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Franck Alexandre was born in 1970 in Aubervilliers and grew up in the northern suburbs of Paris.
This urban environment profoundly shaped his photographic eye, attuned to the margins, cracks, and raw texture of the city.
He discovered photography in New York, influenced by artists such as Daido Moriyama, Aaron Siskind, and William Klein.
His artistic practice is rooted in poetic and experimental urban photography. He explores movement, speed, and abstraction within everyday surroundings.
Through reflections, directional blur, and urban surfaces, he questions our perception of reality and the memory of the spaces we pass through.
Hidden in the crowd, his gaze reveals our reality as he perceives it: damaged, dark, anonymous.
In the city’s cracks, beneath the grime of pavements, on scarred walls, and in faces glimpsed in passing, the viewer discovers the abyss we step over every day without noticing.
With the Radical series, he develops a fragmented visual approach in which each image becomes a trace, a fleeting impression, an unconscious observation of the urban landscape.
His work oscillates between narrative, silence, and disappearance.